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Sorties Marseille ou Antennes
BALADE EN PAYS CATHARE
Le 7 avril 2011, 41 adhérents du groupe
ANR de Marseille répondant à l’invitation
de leur collègue responsable de la section culturelle
et par l’entremise de la société des Cars
Phocéens partaient sous un ciel bleu et par une température
d’été en voyage de découverte d’Albi,
distinguée récemment par l’UNESCO et de
quelques bastides médiévales des alentours de
la cité.
En cours de route, arrêt à Castres (lieu de naissance
de Jean Jaurès et de Roger Peyrefitte) et visite commentée
du centre historique de la ville : l’hôtel de ville
installé dans un ancien palais épiscopal et donnant
vue sur les jardins de l’évêché dessiné
par Le Nôtre. La cathédrale Saint-Benoît,
divers hôtels particuliers du 17ème siècle,
le bel ensemble de la place Jean Jaurès, avec la statue
de l’homme d’état, enfin le quai des Jacobins
avec ses anciennes maisons de tanneurs, s’ouvrant directement
sur la rivière et mirant leurs couleurs vives et variées
dans l’Agout. Le lendemain, journée consacrée
à Albi, patrie du navigateur La Pérouse et de
Toulouse Lautrec. Tout d’abord, la guide sympathique et
compétente nous présente les cathares, désignés
encore sous le nom d’Albigeois, en raison de l’accueil
que leur fit la ville, en fait des déformations avant
l’heure de la doctrine et de la pratique chrétienne
catholique de l’époque. Puis ce fut la visite de
la ville ancienne aux rues tortueuses, étroites, exprimant
l’intimité de la vie urbaine médiévale.
Ensuite, visite de la cathédrale. Le contraste est saisissant
entre l’extérieur bizarre, austère, massif
de forteresse en briques et l’intérieur riche de
la plus belle dentelle du gothique flamboyant : le jubé,
la clôture du chœur et les fresques et peintures,
le jugement dernier et la grande vue décorée par
les maîtres italiens de la spécialité. La
cathédrale Sainte-Cécile mérite à
elle seule le déplacement.
L’après-midi, visite du musée Toulouse Lautrec,
tableaux connus et puis d’autres plus inattendus dans
la période des affiches : une «réclame»
pour la chaîne de vélo «Simpson» (l’auteur
desservi par la nature appréciait les sportifs). Une
autre «rigolarde» : la vache enragée. Un
arrêt à l’auditorium complète la visite.
Le lendemain, balade estivale dans les collines d’alentour
à la découverte de sites classés parmi
les plus beaux villages de France.
Monestiés, sa chapelle Saint-Jacques abritant un ensemble
statuaire polychrome du 15ème siècle relatif à
la Passion du Christ et puis son chat gris, guide municipal.
Cordes-sur-ciel, bastide médiévale, ses restes
de fortifications, ses maisons à façade gothique,
celle du Grand Veneur, du Grand Ecuyer, la fraîcheur authentique
du restaurant derrière ses murs épais d’époque
et sous ses poutres vénérables, enfin la rue chaude
qui a perdu sa réputation. Castelnau-de-Montmirail, entourée
de maison à colombages, de la place et son puits, lieu
tranquille de jeux pour les enfants. Puycelci, sur un piton,
bien restauré, homogène, 400 habitants environ
répartis en 17 nationalités.
Le dimanche 10 avril, dans la matinée, visite de Lautrec,
ancien point fortifié, sa jolie et claire collégiale
Saint-Rémi, son moulin à vent, aux ailes orientables.
Retour à Carcassonne, avec un délicieux cassoulet,
dans un restaurant de la cité.
En résumé, une sortie intéressante, bien
conçue et réussie. Merci aux organisateurs.
Michel Bernard
VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON
Ce matin de fin mars 2011, nous peinons un peu derrière
le groupe de marcheurs qui nous accompagne pour monter au
Fort St-André. Mais c’est l’Abbaye Royale
Saint-André où nous attend Mme Bacou-qui nous
intéresse.
Fondée au Xème siècle, Saint-André
devient rapidement une des plus importantes abbayes bénédictines
de la Provence. Quand éclate la Révolution Française,
l'Abbaye connaît ses dernières heures : ses biens
sont confisqués en 1791 et le 3 septembre 1792, les
moines reçoivent l'ordre de se disperser. Vendue comme
bien national, l'Abbaye sera en grande partie démolie
et ses matériaux revendus. Il faudra attendre le début
du XXème siècle pour qu’elle connaisse
sa renaissance, grâce à l'action conjointe de
Gustave Fayet et d'Elsa Koeberlé. Elsa -fille du Dr
Koeberlé, collectionneur et ami d'artistes- s'installe
à l'Abbaye Saint-André, où elle démarre
un vaste chantier de remise en état des bâtiments
et des jardins. Après le décès d'Elsa,
en 1950, c'est la petite fille de Gustave Fayet, Mlle Roseline
Bacou, qui, avec l'aide des monuments historiques, poursuit
le travail de rénovation et d'entretien du site.
A l’issue de la pause déjeuner, pour le menu
choisi, nous élisons Denise et Gérard gagnants
de l’émission ‘’Masters Chefs’’.
Villeneuve-lez-Avignon abrite la plus grande Chartreuse de
France. Fondée par le pape d'Avignon Innocent VI en
1356, la Chartreuse du Val de Bénédiction se
développe et s'agrandit au fil du temps. Elle atteint
l'apogée de sa prospérité aux 17ème
et 18ème siècles. La Chartreuse recelait de
nombreuses richesses en œuvres d'art, mobilier et une
bibliothèque de livres rares. La plupart de ces trésors
furent dispersés, perdus ou détruits pendant
la Révolution. Quelques-uns furent sauvés et
se trouvent dans le musée Pierre de Luxembourg.
Un magnifique portail de style baroque et une allée
de mûriers mènent à l'entrée du
monument. La Chartreuse s'organise autour de trois cloîtres.
La nef de l'église s'est écroulée, elle
s'ouvre vers le Fort Saint André. Le mausolée
du pape Innocent VI est miraculeusement rescapé des
vicissitudes de l'histoire. Dans la chapelle sont aussi parvenues
jusqu'à nous des fresques de Matteo Giovanetti qui
a décoré le Palais des Papes. La Chartreuse
héberge aujourd’hui le Centre national des Ecritures
du Spectacle qui accueille des artistes. C’est un lieu
du Festival d’Avignon en juillet.
Le musée Pierre de Luxembourg complète idéalement
la visite de la chartreuse. Les œuvres exposées
donnent une bonne idée de la richesse et de la décoration
de la Chartreuse du Val de Bénédiction à
l'époque de sa prospérité.
Le musée abrite un grand retable, chef d'œuvre
du 15ème siècle : «Le Couronnement de
la Vierge» par Enguerrand Quarton.
La richesse de tous ces sites, la disponibilité de
notre guide, les nombreuses questions posées nous emmènent
si tard que nous ne pouvons pas visiter laa collégiale
Notre Dame.
CROISIÈRE AUX ÎLES
GRECQUES
Nous étions 35 aixois à partir vers les îles
grecques du 24 septembre au 1er octobre. A Athènes,
nous avons découvert de nombreux sites, en particulier
: le quartier de Plaka avec ses commerces, le Parlement avec
ses gardes (la relève de la garde étant un spectacle
en lui-même!) et enfin l’Acropole avec son Parthénon
et ses Cariatides. Un autocar nous a conduit vers Delphes
et son magnifique site archéologique accroché
à flanc de montagne. Nous avons embarqué sur
le bateau «Louis Majesty» pour une croisière
de 4 jours vers les îles de la mer Egée. L’ambiance
sur ce navire de 1800 passagers a été des plus
conviviale et chaque escale nous a permis de visiter toutes
les curiosités.
La première escale se fait à Mykonos, la plus
cosmopolite de toutes les îles grecques avec ses ruelles
et venelles pavées, ses maisons blanchies à
la chaux et ses moulins très caractéristiques.
Nous avons fait une incursion en Turquie au port de Kusadasi
et de là nous avons suivi la route côtière
jusqu’à atteindre le mont Koressos et visiter
l’humble chapelle qui se dresse sur l’ancien site
où l’on pense que la Vierge Marie a passé
les derniers jours de sa vie. Nous avons poursuivi jusqu’à
Ephèse pour y visiter sa ville antique, l’un
des plus beaux sites de fouille du monde.
Notre navire nous a emmenés ensuite jusqu’à
l’île de Patmos avec ses collines rocheuses où
sont perchés les moulins à vent. Nous avons
fait le tour en autocar avec un arrêt à Chora
pour visiter la grotte de l’Apocalypse. L’étape
suivante d’une journée se situe dans l’île
de Rhodes. Le matin, en autocar, nous avons rejoint Lindos,
ce site est le plus important des trois grandes cités
de la Grèce antique. Il est protégé par
une acropole en surplomb (120 mètres au-dessus du niveau
de la mer), les plus courageux ont pu y grimper! La matinée
se termina par la visite de la vieille ville de Rhodes et
ses ruelles pavées où vivaient autrefois les
chevaliers. L’après-midi étant libre,
certains se sont baignés à la plage locale,
d’autres ont fait du shopping à l’intérieur
de la vieille ville.
Notre dernière journée de croisière nous
a conduits le matin en Crête pour y faire une visite
rapide d’une partie de l’île. Enfin, l’après-midi
notre bateau a mouillé au large de l’île
de Santorin, summum de notre croisière; une chaloupe
nous a débarqués sur l’île. Puis
visite en autocar d’où nous avions une vue panoramique
sur la mer Égée et les îles avoisinantes.
Nous avons admiré le village d’Oïa, construit
sur le bord de la caldeira, excellent exemple de l’architecture
des Cyclades : rues pavées et maisons blanchies à
la chaux et aux volets bleus. Tous les participants ont été
enchantés par ce voyage-croisière organisé
par l’équipe dirigeante de l’antenne d’Aix
et plus particulièrement par notre nouvelle responsable
Michele que tout le monde tient à féliciter
et remercier. Pour 2012, d’autres voyages aussi magnifiques
nous attendent.
A TRAVERS LES VIGNES
Cette sortie de l’antenne d’Arles me parut alléchante
et enivrante. Après avoir constitué le groupe,
nous voilà partis vers une chocolaterie, étrange
pour une journée tournée vers les vignes. Je
soupçonne Brigitte et Michel de vouloir titiller nos
papilles de bon matin. Opération réussie, car
après avoir visionné deux petits documentaires
sur la vie du cacao, de sa culture à la fabrication
des fameuses tablettes, nous avons eu droit à une dégustation
dans l’espace boutique.
Ensuite, direction Châteauneuf-du-Pape, à la
maison Brotte, où suite à un historique de la
cave, nous nous précipitons vers la dégustation.
Le Débit des explications de notre hôtesse a
encore donné plus de Crédit aux crus présentés,
surtout «La fiole du Pape» (anciennement dénommé
Père Anselme). Ce cru est exporté au-delà
de nos frontières, avec une bouteille originale dans
sa forme (goulot courbé) et sa texture (vieux verre).
Votre trésorier a commencé à voir des
chiffres voleter sous les voûtes et a compris enfin
le principe de la comptabilité en partie double (humour
de comptable !). C’est un groupe joyeux et volubile
qui se dirigea vers le restaurant.
Le repas, de bonne facture, a été apprécié
par tous. Le groupe, repu et satisfait, a pris la direction
de sites, aux noms enchanteurs pour un amateur de crus «Côtes
du Rhône».
Les différents villages aperçus, tels des îlots
de pierres et de vie, au milieu d’une étendue
de ceps, calme et reposante en cette saison, rendent le paysage
agréable à l’œil, sans aucune monotonie.
Arrivés à la cave de Cairanne, un parcours sensoriel
original nous attendait pour comprendre toutes les subtilités
des vins. Mais je ne surprendrai personne en vous disant que
c’est le goût qui eut le plus grand succès,
grâce à une nouvelle dégustation. Au risque
de s’attirer les foudres des œnologues, nous avions
décidé, sans se concerter, de faire fi des crachoirs
présents et de boire allègrement les vins à
déguster. Les achats effectués ont transformé
la soute à bagages du car, en une cave à faire
pâlir les amateurs de bons vins.
Une ambiance chaleureuse a prévalu toute la journée.
Merci à Brigitte et Michel pour avoir concocté
cette sortie et de l’avoir dirigée en maîtres
de chais.
Dieu, pardon, Bacchus, que la journée fut belle!
LES NUITS BLANCHES (Juin 2011)
De Palais en Cathédrales, les icônes n’ont
plus de secret pour nos 50 participants à cette croisière
en Russie pendant 1768 km de navigation. Nous avons apprécié
la bonne table (pas évident sur ces bateaux !) la convivialité
du personnel du Maxime Gorki ainsi que notre conférencier
incollable sur les dynasties des tsars souvent cruels.
Nous aurons longtemps en mémoire les bulbes colorés
et les façades dorées de ce pays fascinant,
grandiose et chargé d’histoire.
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ANR 13
La Poste Délégation
Méditerranée
19 rue Henri Barbusse
13020
Marseille Cedex 20
04 91 15 43 95
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